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Témoignage de Denise

J’ai peu de contacts, je suis beaucoup chez moi bien que des personnes m’aident…. Durant la maladie de Nathalie, nous avons eu beaucoup de contacts : personnes soignantes….Et après son décès, tous nous ont dit combien ils ont été heureux de ce temps : sacrement des malades, Eucharisties à la maison. Nos relations étaient très humanisées.

Il a fallu que je réorganise la vie, j’avais quelqu’un pour m’aider aux courses, aux démarches. Elle s’arrête ce mois-ci. J’ai maintenant une aide- ménagère qui a un enfant autiste, les horaires sont à aménager. Elle est charmante…J’ai compris sa situation. Elle peut partager tout cela avec moi. Nous nous humanisons mutuellement. Il y a un courant qui passe. Elle m’accompagnera maintenant pour les courses et les démarches.

Expérience de la déshumanisation parce que j’ai beaucoup de temps, je m’aperçois que le rythme de la vie est déshumanisant car les gens courent !

Dès l’enfance on bourre les agendas, on ne prend pas de recul, du temps libre… : le poids d’être chômeur, de rechercher un emploi ou au contraire on bourre de travail ceux qui travaillent.

Je redeviens présence d’Eglise dans une maison de retraite avec des personnes qui perdent la vue. Travail à faire sur les structures de la maison (ex : angoisse d’aller aux repas pour une personne devenue aveugle car elle a peur de se tâcher, de mal manger). Je suis aussi très participante dans le relais paroissial et dans l’ensemble de la paroisse. Mon amie qui m’accompagne souvent va déménager. Hum !

Malgré mon isolement dû à ma cécité, je reste très en relation avec beaucoup d’amis, de connaissances, de personnes à soutenir par téléphone.

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